Jeudi 18 septembre 4 18 /09 /Sep 23:42

Je ne sais pas si ma folie a des limites, mais sans même réfléchir j’ai pointé cette arme sur elle, avec l’envie furieuse de la tuer et de me suicider ensuite pour l’acte horrible que j’aurais commis.

Elle ne semble pas même effrayée, elle sait que je n’en ai pas le cran, j’ai l’impression que la mort ne l’atteint même pas. Sa tête appuyée devant le canon d’acier, les mains tremblantes je tente désespérément de la faire fuir mais quelques mots sont sortis de ces lèvres. Ces quelques mots qui m’ont fait baisser les armes.

« Fais le si ça peut te rendre le sourire Stef… Je t’aime je veux que tu vives et que tu sois heureux. Pas que tu pleures pour le monstre que je suis. Tue moi tu auras fait une bonne action. »

Désemparé, perdu, saoulé, mon bras est retombé de tout son poids laissant cette barrière de défense tomber dans le même élan. Elle s’est réfugiée dans mes bras doucement, laissant son souffle dans le creux de mon cou mais je me sentais incapable de la serrer dans mes bras, encore trop rancunier pour ça.

Elle essayait tant bien que mal de me rassurer, tant bien que mal de me faire croire qu’elle m’aimait même si ses mots avaient un goût amèr au passage dans mon cœur.

Une nuit entière à seulement s’enlacer et parler, une nuit entière dans ce silence pesant sans que l’un de nous deux ne comprennent vraiment ce qu’ils faisaient encore là. Je pense surtout qu’on est incapables de partir, on se retrouve par hasard mais la séparation est souvent difficile.

Je suis rentré chez moi, elle m’a susurré un « je t’aime » avant de s’enfuir quelques secondes avant les apparitions des premiers rayons de soleil. Je ne lui ai pas répondu.

Je n’en avais pas le cœur et ni l’état.

Arrivé au commissariat avec ma tête de mort, Carlos m’a bondit dessus me répétant sans cesse que j’aurais du rester chez moi, que j’avais une tête à faire peur et plein d’autre trucs.

Quand j’ai vu qu’il y avait un autre mort qui reposait dans le dossier sur mon bureau je suis devenu fou furieux ! Impossible de me contrôler ! Hurler dans mon bureau comme une bête sauvage pour partir avec une hâte presque trop violente. Carlos a à peine eu le temps de prendre sa veste pour sauter dans ma voiture avant que je ne fasse quelques chose de grave.

J’en avais assez de ne penser qu’à mes problèmes, j’en avais un autre très urgent à régler.

Un petit compte à régler avec une cinglée qui court toujours.

Le regard sombre et le visage pâle, mes cheveux vacant à leur guise sur ma tête j’ai attrapé le médecin légiste par la chemise et l’ai ordonné littéralement de m’emmener vers le dernier corps.

Derrière ses petites lunettes terroriser il me montra hésitant un couloir, la sueur perlant déjà son front.

- Calmes toi bordel ! Me hurle Carlos

- T’es bien courageux pour l’ouvrir comme ça sergent ! Je crie à mon tour

- Écoute je comprends que ça n’aille pas, mais tu ferais bien de te calmer sinon je te fais prendre quelques vacances par le patron c’est clair !

Je lâche le médecin et suit Carlos à travers le couloir, les nerfs toujours à fleur de peau mais restant maître de moi-même. Il ne fallait pas que je perde mon self-contrôle sinon je me faisais retirer cette affaire. Carlos n’était pas du genre à menacer pour rien, c’était un bon élément qui m’aidait beaucoup même si son caractère trop sensible me semblait pas approprié à ce métier.

Il a une peur bleu de tuer quelqu’un durant un raid. Quelle lope des fois !

Nous arrivons dans une grande salle blanche éblouie par les lampes au plafond, Carlos presse le pas et pousse une employée qui se trouvait près du corps.

- Bordel mais c’est pas possible ! Vous êtes dans un cabinet d’autopsie pas sur un rallye. Abruti ! Dit la jeune femme

Je fixais le corps étendu sur la table en métal, son visage bleuté légèrement était littéralement écrasé, son crâne percé à plusieurs endroits.

L’objet du crime avait apparemment été une grosse pierre, un pavé plus précisément qu’on a réussit à retrouver et parait il qu’on avait également la moitié d’une emprunte mais pas assez pour identifier l’assassin. Le sang avait presque tout effacé.

- Ah excusez moi madame, vous pouvez m’appeler Carlos, et voici l’inspecteur Meryl, nous venons pour le nouveau macabé de cette nuit.

Les yeux de la jeune femme me fixent, je me retourne vers elle et quelle surprise j’eu quand je vis les yeux émeraude de Layla se tenant débout, les bras croisés, une magnifique blouse blanche, une chignon strict, des talon aiguille noirs et une jupe de la même couleur.

Malgré cette vision plutôt agréable, je sentais que j’allais passer un sale quart d’heure.

- Meryl… Je crois que nous nous sommes déjà croisés non ? Elle me demande innocemment

Je pouvais distinguer une pointe de colère dans sa voix, comme si ma venue ici n’était pas d’une grande plaisance. De belle circonstance pour une nouvelle rencontre.

- Je ne crois pas non, je dis d’un ton froid et indifférent

Carlos suivait notre combat virtuel comme un match de ping-pong, il soupira un coup et nous laissa pour aller parler au médecin légiste sentant déjà la tension monter d’un cran.

Lay se sentait forte en me lançant des éclairs mais j’avais l’impression que mon air complètement blasé et indifférent la rendait encore plus colérique.

Quelque chose d’assez jouissif quelque part, pouvoir se jouer de leurs émotions.

- Alors comme ça t’es flic ? Elle dit sur un ton de reproche

- En effet.

Je lui lance un dernier regard et me retourne vers le corps.

- L’heure du décès ?

- Je peux savoir pourquoi tu ne me l’as pas dit ?! Vingt deux heures environ.

- Tu ne me l’as pas demandé. Trace d’empruntes sur son corps ?

- C’est pas quelque chose à négliger ! Aucunes.

- J’ai aucun compte à te rendre. Fibre, Adn ?

- C’est le minimum dans une relation ! Tout est écrit dans le dossier.

- Tu veux dire de la relation qui n’existe pas ! Je dis en l’accusant du regard. T’appelles ça une relation toi ? Ne jamais savoir quand est-ce qu’on va se voir ? Ne jamais savoir si c’est fini ou non ? Ne jamais savoir ce que fait l’autre ? Moi j’appelle ça un plan baise ! Je croyais que tu n’étais pas ce genre de fille pourtant…

Je sens que j’ai touché la corde sensible, elle me pousse brutalement contre les tiroirs en métaux. Elle me regarde les larmes de rage perlant ses yeux, menaçant d’éclater ainsi que sa colère, je sentais qu'elle contenait cette haine rien qu’en me regardant serein.

J’étais totalement à sa merci, mais son corps habillé si peu me rendait dingue. Je l’ai serré encore plus contre moi pour l’embrasser avec fougue et passion ! Un baiser enflammé auquel elle résistait au début, allant jusqu’à me mordre la langue mais la douleur s’était bien vitetransformée en excitation et elle ne rechignait plus très longtemps.

Très vite ses mains allèrent se coller à mes joues approfondissant le baiser. Le sang donnait un goût étrange et particulier dans cet échange sensuel mais l’ambiance était tellement étrange que plus rien ne pouvait m’étonner.

Une relation si particulière, si attirante, si fusionnelle que pour rien au monde je n’aurai arrêté ce baiser. Pourtant le manque d’air y mit fin, elle s’écarta de moi essoufflée me regardant comme un animal sauvage prêt à me mordre le cou, j’essuyais le contour de mes lèvres sans la quitter des yeux, la chauffant au maximum et la frustrant en partant avec un sourire sournois.

- Je m’excuse de ne pas t’avoir parlé de mon métier. Je t’aime aussi fort que tu peux m’aimer n'en crois pas le contraire même si c'est dur à dire, j'avoue…C’était un moyen de te protéger…

- C’est toi que tu mets en danger Stéphane Meryl…toi seul…

Sa phrase raisonnait en moi comme une vérité cachée, y avait il un double sens ?

L’étau se resserrai petit à petit.

Par Absynthe - Publié dans : Pure Vengeance (Finie)
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Commentaires

Je croise les doigts pour qu'elle ne le tue pas mais j'ai comme l'impression que ça va mal finir. Soit elle le tue. Soit il découvre qui elle est et fait son choix, elle ou Jim. Ou les deux en même temps xD Il la découvre et elle le tue...
Mais je sens mal la fin.
commentaire n° :1 posté par : Deadly le: 02/09/2009 à 00h29

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