L'Oublié (Yaoi)

Vendredi 14 août 5 14 /08 /Août 01:44




Coucou les filles!!! Je sais, encore une fois j'ai été longue, mais pour ma défense.... Non je déconne, j'arrête aussi avec les excuses à la con, vous êtes là pour lire, pas pour que je vous raconte ma vie.
Bref. Dans la série bonne résolution, j'ai décidé d'arrêter de donner des dates approximatives que je ne tiens jamais. J'arrête également de vous dire que "le prochain chapitre arrive rapidement" vu que c'est toutjours faux xDD.
Voilà.



Nouvelles en Vrac:

***La suite des Mises A jour c'est Spartiates, Shyinn, Np, et Grenat. Je vais faire de mon mieux pour faire les deux pas trop lues le plus vite possible histoire de pas vous faire poiroter six mois...
***Autre chose. On arrête pas de me demander si je compte faire une suite à Adrénaline ou à Epitres Blues et Botanique. Hé bien... Non. moi j'en ferais pas. Mais vous vous le pouvez si vous le désirez. Votre suite sera publiée sur le blog et si vous avez besoin d'un coup de main pour la correction etc je suis là. (Pas que vous vous empèchiez d'écrire pour une question de fautes d'orthographe... ça serait con..)
***Oui donc comme dit. Toutes les fics et OS finies sont continuables (sisi) par vos soins. N'hésitez pas.
***Si vous me posez des questions dans vos commentaires, pensez à passer lire la réponse pour éviter de me redemander trois fois la même chose =P.
***J'ai fini le Tome Sept de la saga d'Anita Blake. Et résultat... Je déteste cette nana, je me dis que son auteur doit pas connaitre la définition de Mary Sue xD... C'est con parce que dans l'ensemble c'est très classe. Etsi elle était pas "trop forte trop belle" et du genre à "trop faire tomber tous les mecs, vampires et monstres in da love de sa petite personne" ça serait vraiment bien. Mais bref, y a des passages bien bien... Biens. Vous voyez quoi...
***Le dix neuf Aout y a les quatre premiers tomes de La Communauté des Suds qui ressort en librairie. Autrement dit la saga True Blood. Et ma pauuuvre pauvre Fitz, je suis désolée j'ai aps encore eu le temps de te répondre, mais effectivement, dans la série Bill est SUUUUUPER moche. Par contre le vicking est pas mal =).
***Pensez à passer lire  la suite d'H2O sur la Malle aux Soupirs, (moi faut que je pense à laisser mon commentaire).
***Ha ha ha lamentable. Je viens de voir inscirt en bas de ma page d'aministrateur de blog tout le coin "pub" et "donnez nous de la thune on crève la gueule ouverte malgré notre bandeau pub super moche qu'on vous a imposé". Et dans ce coin là, y a marqué "un T-shirt pour votre blog" et moi, la première pensée qui m'a traversé l'esprit c'est "bah jpréfère quand on reste à poil donc...". Non mais sérieusement... Jsuis consternée par ma propre connerie... J'ai sorti DTCCCC à ma grand mère quand elle m'a demandé "elle est ou ta moman?", je ne compte plus les "poil au ..." que je retiens dans les conversations, et la dernière fois que ma mère m'a demandé ce que je voulais sur mon croque monsieur, j'ai visualisé une vache les pieds dans le fromage fondu de mon toast... Donnez moi une corde, un baillon, une bouteille... (Et en plus je parle de ma vie, ce que je voulais éviter. La. Honte.)
***Ah et enfin, j'ai une histoire qui me prend la tête, ce serait une fiction Harry Potter (Again..) qui s'intitulerait Fight Club et qui serait une version pottérienne de... Fight Club (QUI A DIT BAMBI?!!!). Sans tout le côté "faisons exploser joyeusement des bâtiments". Vous voulez le résumé? Non? Tant pis pour vous je vous explique quand même.
La tension monte dans Poudlard. Les conflits se multiplient entre les maisons, et les combats de couloirs redoublent d'intensité. Mais les professeurs veillent, et les sanctions sont de plus en plus sévères. Un jour, alors qu'Harry et Draco ont enfin réussi à se trouver un couloir vide en dehors de leur nuée de supporters, et qu'ils se battent à mains nues pour le bien être des hormones des lectrices, le professeur les arrête encore une fois. Mais c'est la fois de trop. Le soir, Draco pique une crise monstrueuse dans la maison Serpentard. Il a besoin de se défouler. Il a besoin de sang. Alors, Blaise, Crabe et Goyle l'aident à se défouler en l'incitant à se battre au milieu de la salle commune. Le club de combat est inventé. Et très vite, les cocards fleurissent aussi bien que les sourires ravis dans l'école...
Tsoin tsoin, vous observez en passant que la créa a toujours été une truffe pour les résumés...
Mais voilà...




Bref. Pour ce chapitre, la deuxième moitié n'a pas été relue, j'en peux plus de le voir (supprimé accidentellement trois voire quatre fois...).
Vous appécierez en passant la longueur assez conséquente, et le fait qu'en fin de chapitre on arrive ENFIN à Poudlard. (Yeahhh va y avoir Dracoooo) (Oui, je suis une groupie et j'assume mes faiblesses).
Gros bisous les filles, je vous aime. (J'ai pas fini de répondre à certains commentaires sur le reste du blog, je me dépèche promis)




Chapitre 4:


Ils pénétrèrent dans la petite baraque de bois et de taule, et le professeur balaya des yeux la demeure de celui qu’il devrait escorter à Poudlard.

Toutefois, il ne vit qu’un lit à la lueur de la guirlande d’ampoules peintes que le jeune homme venait d‘allumer. Une place. Une place et demie tout au plus. Pas d’enfant, pas de jeux pour enfants, pas de vêtements d’enfant de onze ans. Rien.


Blaise le dépassa et jeta ses poignards encore ensanglantés sur la table basse, entre divers paquets de tabac à rouler et d’herbes diverses.


Il actionna le vieux poste radio posé au dessus du frigo. Ce dernier se mit ironiquement à grésiller les accents irlandais des Pogues avec la fin du morceau Dirty Old Town tandis que le métisse sortait du frigo une bouteille d’eau vaguement moins chaude que celle à température ambiante, et la tendit au brun.

-Ne buvez que cette eau. Votre organisme n’est pas habitué à l’eau d’ici. Vous seriez malade.

« Même si vous le méritez » Marmonna-il pour lui-même en effleurant sa gorge.


Un slogan local fut crachoté rapidement à l’antenne, et les Young Dubliners enchaînèrent avec Foggy Dew. Pour le style régional il faudrait repasser.

-Qui cherchez vous exactement monsieur…

-Snape.

-…Snape?

-Je cherche Blaise Zabini. Et vous deviez me conduire à lui. Or je ne le vois nulle part.

-Il est pourtant devant vous, murmura l’autre, perdu. Pourquoi m’avez-vous exclu aussi vite de votre recherche?

-Attendez. Vous êtes Blaise Zabini? Fils d’Antémonia Zabini?

-Heu. Ouai. Vous avez un rapport avec toutes ces lettres étranges et tous ces hiboux?

-Il faut croire que oui mais… Quel âge avez-vous? Demanda pensivement le brun en s’écroulant à son tour sur le lit, son esprit cogitant à toute allure.

Le métisse assis à ses côtés lui répondit qu’il avait eu seize ans il y a plus de huit mois.

-Seize ans… C’est impossible…

Le professeur se tourna vers lui et avança sa main vers son visage.

-Vous permettez?

-Je permets quoi? Demanda suspicieusement le jeune en s‘échappant de quelques centimètres.

-Que je teste votre magie.

Le métisse leva vers le brun des yeux incrédules.

-Vous vous foutez de moi…

-Pas le moins du monde, maintenant si vous voulez bien vous laisser faire…

Blaise se redressa d’un bon, évitant la main qui s’avançait vers son front, se cognant dans la table basse et reculant encore un peu.

-Non, mais non! Ca va aller jusqu’ou vos conneries?! C’est quoi cette histoire?! Un gag? De la téléréalité? En plus vos chouettes, c’est n’importe quoi, elles obéissent une fois sur deux et encore, j’arrive à peine à leur donner des ordres concrets. Et vous là, vous faites peur, vous êtes effrayant oui, mais franchement, vous croyez vraiment que je vais gober que vous êtes un magicien?! Non mais franchement vous…

-Petrificus Totalus!


Un éclair sortit de la tige de bois que tenait le professeur, et le métisse sentit tout son corps se raidir, et perdre l’équilibre pour finir par s’écra… Se faire rattraper par le brun et allonger à même le sol.

-Sorcier. Je suis un sorcier et vous semblez en être un aussi bien que votre magie s’approche du Cracmol le plus pitoyable. Maintenant écoutez moi bien.

Snape inspira profondément avant de reprendre, penché au dessus du corps figé pour qu’il puisse le voir.

-Je suis envoyé par Poudlard pour vous amener à cette école de magie. Toutefois vous auriez du avoir onze ans. Et non être presque majeur aux yeux du régime sorcier. De ce fait, vous allez m’accompagner à Poudlard, au moins pour que le directeur vous rencontre et que nous mettions ce retard d’alarme magique au clair. Depuis trois ans les écoles sont équipées d’un détecteur. Mais de toute évidence les incapables qui les ont mis au point n’ont pas pris en compte la distance possible, et ont eu des problèmes d’éloignement géographique. Vous avez été oublié monsieur Zabini. Maintenant je vais vous relâcher, et vous allez cesser de vous comporter comme un ridicule petit Griffondor est-ce clair? … Enervatum.


Le métisse prit une immense inspiration, comme s’il sortait d’un bassin d’eau et porta ses deux mains à son crâne qui paraissait douloureux avant de se jeter au cou de celui qui l’avait figé et d’enfouir son visage contre son torse.

-Monsieur Zabini? S’exclama l’autre, plutôt habitué à ce qu’on le fuie.

Sous ses yeux, le dos du jeune homme se soulevait à une vitesse vertigineuse et mu par un réflexe définitivement trop humain pour ses pauvres nerfs, il posa une main rassurante sur ses cheveux.

-Ce n’était rien. Qu’un simple sort de pétrification.


Du bout des doigts, il ne put s’empêcher de se mettre à jouer avec les perles suspendues aux différentes dreads et rastas des cheveux du métisse. Observant que l’autre ne semblait pas décidé à bouger, il continua:

-C’est de la magie, vous pourrez peut-être effectuer un jour ce genre de choses vous aussi.


Les secondes passaient et Snape sentait sa patience décliner à toute vitesse. Etre gentil pouvait lui arriver, lorsque comme à l’instant, la personne en face de lui semblait perdue, faible etc… Mais souvent il ne tenait pas assez longtemps et s’énervait trop vite, ou encore se demandait si ce n’était pas de la comédie.

A cette idée il fronça les sourcils et sa main s’immobilisa dans les cheveux du brun. Un homme capable de se battre contre des lionnes de cent kilos alors qu’il en pèse vingt cinq de moins ne serait pas terrorisé par de la magie… Ou alors ferait semblant pour…


-Refaites ça une fois dans votre vie et je vous jure que je vous tue Severus. Sorcier ou pas je vous tue, jaillit une voix sans timbre tandis que le maître des potions réalisa qu’il avait une lame encore poisseuse qui appuyait de plus en plus sur la nuque.

-Et moi je vous conseille vivement d’ôter votre poignard de ma peau avant que je ne vous montre un sortilège plus douloureux monsieur Zabini, répliqua le plus vieux sans paniquer outre mesure.

Il s’était fait avoir comme un con, c’était ainsi. Théoriquement, le gamin aurait pu le tuer. Il ne l’avait pas fait.

« Amen »

Et il n’aurait plus l’occasion de le refaire puisqu’à présent, le ténébreux professeur le garderait à l’œil.


Le métisse recula et reposa le poignard au sol. Les deux hommes se fixèrent en chiens de faïence pendant quelques secondes, tous deux assis sur le plancher inégal, éclairés par la lumière colorée des ampoules, entourés de la présence étrangement silencieuse de hiboux.

Les yeux clairs du jeune homme étaient plongés dans ceux plus sombres que ceux des autochtones de la région, et ils ne disaient rien. Il n’y avait rien à dire.


Quelques minutes passèrent, chacun étudiait l’autre comme une espèce étrange, presque inconnue…

Et enfin Blaise se mit à grimacer, l’air mal à l’aise.

-Qu’Est-ce qui vous arrive? Interrogea l’autre, sceptique.

-Ben j’ai une latte qui me rentre dans le…

-Merci pour cette information des plus charmantes monsieur Zabini, coupa le brun en se relevant avec souplesse.

Le plus jeune l’imita avec quelques secondes de décalage, et attrapa un chiffon qu’il appuya sur les plaies de son épaule.

-On s’y rend comment à Poule d’art?

Snape tiqua, puis avisant l’air définitivement amusé de son futur élève il répondit sur un ton logique:

-En aviron bien sur.

-En quoi?

-Av… Hm. Ne vous faites pas plus bête que vous ne l’êtes déjà.

-En aviRon donc... Mais il n’y a pas un moyen plus… magique de se déplacer? Genre un tapis volant, un balais de sorcière, j’en sais rien moi…

-Le balais est utilisé pour le Quidditch… Hm …un sport sorcier. Les tapis volants sont définitivement passés de mode en Europe, il y en a encore quelques uns en Inde mais… Il jeta un coup d’œil au dreadeux qui le fixait d’un air bovin. Mais la plus part du temps nous transplanons, cette fois ci nous allons devoir prendre les transports moldus puisque vous n’avez pas de permis de transplanage, et que nous devons embarquer les chouettes aussi, qui ne sont pas réductibles..

-Transplanage?

-Les nés de moldus appellent ça de la téléportation je crois.

-Ah oui, là je vois mieux.


Ouvrant un bocal, Blaise s’enduit les doigts s’une substance visqueuse qu’il étala ensuite sur ses plaies, bouchant les creux et arrêtant le sang.

-Qu’est-ce?

-De la graisse… Pourquoi?

-De la graisse de quoi?

-J’en ai aucune idée, c’est la vieille du village qui m’en a filé la dernière fois.


Etrangement, une lueur d’intérêt venait de s’allumer dans les orbes du professeur, qui expliqua rapidement.

-Je suis maître des potions, mais je reste toujours à l’affût de nouvelles plantes et de nouveaux ingrédients.

Blaise dévisagea le grand homme qui lui faisait face. Il était curieux de le voir soudainement aussi… Vivant. Alors, avec son éternel sourire, il lui proposa d’aller la voir le lendemain matin.


-En parlant de matin, on va passer la nuit ensemble vu qu’il n’y a qu’un lit.

Le métisse eut un sourire vicieux et Snape s’exclama:

-Vous avez des idées particulièrement tordues Zabini…

-Mon nom c’est Blaise…

-…Et en tant que professeur je ne dormirai pas plus dans votre lit que je ne vous appellerai par votre prénom, acheva le grand brun après avoir encore tiqué de s’être fait interrompre.

Une furieuse envie d’ôter des points le tiraillait, et quitte à ne pas pouvoir le faire, autant passer à des méthodes plus… Drastiques.

Non. Non ça serait mal de frapper sur un gosse innocent.


-Maiiis. C’aurait été un plaisir de pouvoir dormir aux côtés d’un être à la peau si pâle, aux muscles si…

-Monsieur Zabini, je comprends bien qu’en tant qu’adolescent vos hormones vous travaillent, mais l’attirance que vous semblez éprouver n’est qu’une séquelle de la peur que je vous ai fait ressentir lorsque je… Lorsque j’ai du vous remettre à votre place.

Il y eut un silence et un courant d’air chaud pénétra dans la petite maison, faisant voleter les cheveux presque secs de l’espion, et ébouriffer les plumes des quelques chouettes encore dans le secteur.

-… Pourquoi je dois aller dans une école anglaise? Il n’y en a pas au Nigeria?

-Parce que de toute évidence votre mère a fait sa scolarité en europe.

-Je n’ai pas d’argent pour votre école.

-Si vous pouvez y être admis vous aurez une bourse.

-Je ne connais rien à votre monde!

-Vous apprendrez. Ecoutez monsieur Zabini…

-Blaise…

-Monsieur Zabini. Comme je vous l’ai dit, nous vous payons le voyage. Et la possible scolarité que vous aurez. Plusieurs autres lycées vont s’arracher votre présence par le simple fait que jamais un élève n’a été oublié par aucune école.

-Il n’y en a eu que trois pour l’instant…

-Oui, je suppose Beaubaton, Durmstrand et Poudlard.

-Hnhn.

-Disons que la première est française, je doute que vous ayez des bases de français…

-Heu, en effet.

-La seconde est anti moldus. Enfin, pas officiellement. Mais votre culture vous permettra d’atteindre le très respecté poste de souffre douleur et…

-En gros il n’y a que la votre qui peut être intéressante c’est cela?

-Vous avez tout compris.

-Et comment je sais si vous me mentez ou pas?

-Vous verrez ça une fois en Europe d’accord?

-J’ai un boulot ici, je ne peux pas planter ça ainsi pour revenir quinze jours plus tard et avoir perdu mon poste!

-A seize ans?!

Blaise plissa les yeux méchamment.

-Nous nous débrouillerons pour que vous puissiez le reprendre à votre retour. Ne vous inquiétez pas. Pour l’heure, on va passer aux choses importantes.

Le brun pointa sa baguette en direction de la table basse et murmura un mot étrange qui fit émerger une gerbe d’étincelles de sa tige de bois, et transforma la table en un lit une personne tout à fait décent et sobre, mais qui dans la baraque du jeune homme, faisait un peu tâche…

Il tourna le regard vers son futur élève et se figea. On aurait dit qu’il venait d’avoir une attaque.

-Mon dieu.

-Je vous en prie, remettez vous!

-Mon dieu…

-Monsieur Zabini?

Le métisse leva des yeux brillants vers l’homme, et bafouilla:

-Qu… Qu’est-ce que c’était?

Ca avait été un véritable coup de foudre pour ce que le sorcier avait réalisé. Il avait sentit tout son être tendre vers sa magie et ses doigts en étaient tremblants.

-De la métamorphose, répondit l’autre d’un ton suffisant.

-Je peux essayer?

Snape ricana.

-Vous êtes presque un Cracmol. Je doute que vous puissiez un jour lancer autre chose qu’un Accio.

Les yeux du jeune homme devinrent soudainement tristes à en mourir.

-Je ne pourrais jamais faire ça?

-Si vous vous entraînez beaucoup, si. Peut-être que si…

Severus lui tourna le dos. Il ne savait pas pourquoi il lui avait mentit. Sa magie était si faible, mais ça avait été une véritable lueur d’amour qu’il avait distingué dans ses prunelles pour la magie de métamorphose. Il n’avait pu l’éteindre à jamais…


Quelques minutes plus tard, après s’être rhabillés, tous deux sortirent et rejoignirent les autres habitants du village près du feu qui s‘élevait à quelques mètres dans le ciel, ses flammes léchant interminablement le sol et les cieux.


Les gamins jouaient à enflammer des tiges de bois et à les faire tourner dans la nuit, les braises incandescentes illuminant l’obscurité, plusieurs hommes tapaient sur des Djembé de tailles diverses et les femmes remontaient légèrement leur tunique pour pouvoir danser plus facilement pieds nus sur le sol de sable et de boue poisseuse.

Une odeur entêtante de viande brûlée se faisait sentir et Snape eut une réminiscence des corps calcinés lors des attaques du Lord Noir. Il fronça les sourcils une seconde et se reprit lorsqu’une main tiède glissa dans la sienne et l’entraîna vers des rondins de bois ou ils s’assirent.


Il parcourut la scène, et se prit à sourire légèrement. C’était magnifique, reposant, ça changeait de l’angleterre. Ses yeux glissèrent sur des bidons d’alcool à brûler et, captant son regard, Blaise éclata de rire.

-Vous croyez qu’on l’allume comment le feu? Avec des silex? Du papier journal?

Le brun répliquer avec une remarque acerbe lorsque les percussions redoublèrent d’intensité alors que des bidons à pétrole étaient chevauchés et martelés par des mains aux larges cales, et que plusieurs jeunes se précipitèrent sur le bidon d’alcool qu’il avait vu quelques secondes plus tôt.

Blaise posa sa main sur son genou pour le faire revenir à lui.


-Regardez, c’est magnifique à voir.

Pour l’instant il ne voyait pas grand-chose à vrai dire… Les jeunes qui avaient embarqué le bidon d’alcool en plastique s’enroulaient les cheveux avec des linges mouillés et tenaient d’une main des chaînes au bout desquelles des boules étaient accrochées. Non franchement…

-Blaise! Ramène toi!

On interpella le métisse en Kanuri, s’en suivit d’un dialogue auquel il ne comprenait rien, et finalement, le jeune homme sembla accepter quelque chose après moult supplications.

Comme les autres il s’enroula les cheveux dans
un linge, et attrapa des mèches roulées en boule et fixées qu’il plongea dans le bidon.

Imitant les autres, il se plaça à quelques mètres du feu et fit tourner les chaînes autour de lui, les approchant de plus en plus du feu jusqu’à ce qu’un flamme de lèche les instruments et les embrase en une fraction de seconde.

Les minutes qui suivirent furent pour le terrifiant professeur de potions un moment d’enchantement certain, durant lequel il ne put s’empêcher de sourire et de bouger son corps comme tous les autres hommes et femmes assis au gré des percussions et des danses des jeunes gens sur la place qui illuminaient le ciel de cercles de feu.


Blaise le rejoint ensuite, avec deux assiettes pleines de ce qu’il devina être de la viande, et il en attrapa une en le remerciant d’un signe de tête.

-C’était bien hein? L’interrogea le jeune alors qu’il retirait son linge et laissait retomber ses cheveux dans son dos.

-Parfaitement inutile, mais d’un point de vue esthétique, je suppose que ce fut… distrayant comme coutume.

Un éclat de rire se fit entendre.

-Ah non non, c’est pas du tout de chez nous! C’est Argentin à la base je crois. Ils utilisaient les Bolas pour faire avancer le bétail. Et encore, je crois qu’il y a plus vieux et d’un coin du globe différent. Mais je suis content que ça vous ai plu… Severus.

Il lui tendit un petit couteau de poche et le professeur ignora l’utilisation de son prénom pour demander.

-Et c’est quoi ça?

-Je crois que c’est notre lionne en fait… Fit-il en souriant légèrement moins.

-Ah… Ça a l’air… Snape bougea la part de viande avec son couteau… Ben… Enfin malgré les épices qui sentent très bon ça a l’air un peu… Il eut un hoquet en voyant une touffe de poils brûlés surgir à sa vue: Poilu!

-Ouai, vous vous attendiez à quoi? C’est artisanal… Pour un steack du Mc Do c’est pas ici.

-Ben croyez moi, même sans connaître je serais ravi de manger un steack du Maque d’Eau… Tout plutôt que ça. Surtout que ça n’a pas l’air d’être une viande franchement digeste…


Il y eut un silence et Blaise lança à la lueur des flammes qui commençaient à retomber:

-Oui… Je comprends… Un bourgeois anglais habitué à tout avoir pré mâché dans l’assiette ne peut pas manger la nourriture du peuple…

-Je ne rentrerai pas dans votre petit jeu Monsieur Za…

-Oui oui, bien entendu, vous êtes trop propre sur vous pour cela, et puis ce serait salir ces jolies mimines blanches et délicates… Vous êtes mieux en bon professeur coincé et..

-Je suis pas coincé.

Blaise pouffa encore une fois de rire.

-Vous refusez que l’on vous touche, vous refusez de vous mêler aux gens, et vous êtes incapable de prendre le moindre risque.

-J’ai des principes! Et je prends des risques! Et ça ne vous regarde PAS!

-Ouai. Vous êtes coincé quoi.

-Ce serait pas plutôt parce que vous mourrez de trouille à l’idée de manger cette viande que personne n’a touché que vous essayez depuis trois plombes de me mettre les nerfs en pelote?

-Et j’y arrive bien hein?

-Couard!

-Coincé!

-Morveux!

-Ah ouai?

-Ouai!

-Ah ouai?

-Ouai!!

-Ah ouai?

-…

Blaise découpa un morceau de viande et l’enfourna en bouche avant de faire un grand sourire un peu sanglant à son futur professeur qui s’écria.

-Mais qu’est-ce que vous foutez?!

-C’est qui le morveux hein?

….

Le brun pesa le pour et le contre quelques secondes, luttant contre l’envie typiquement Gryffondoresque de faire n’importe quoi, et se jeta finalement sur son steak encore chaud pour commencer à le manger avec une lueur de défi.


Après avoir avalé leurs bouchées respectives, tous deux se figèrent et se lancèrent un regard. C’était juste dégueulasse…

-Hm…

-Hm…

-De la nourriture d’homme hein…

-Définitivement trop bonne ouai.

-Ouai…

Les minutes passèrent, tous deux mangeait, lentement, puis plus rapidement et avec une mine réjouie lorsque l’autre les regardait.


Snape brisa le silence en avalant une bouffée particulièrement saignante:

-Hm… Vous chavez…Mhh. Monsieur Zabini. Maintenant que je sais que vous êtes un élève… Hm.. Il n’y a plus la moindre chance que nous nous approchions l’un l’autre à moins d’un mètre de distance! Je suis un professeur, un homme de confiance hm…


OOoOoOo

-Putain mais poussez vous!!

-Je suis le plus vieux! Vous me devez le respect! Eurk, Morveux!

D’un puissant coup d’épaule le vénérable professeur Snape envoya bouler Blaise contre la paroi des toilettes dans lesquels ils s’étaient précipités.

Mais sans attendre, le métisse qui approchait alors du teint du pire des européens le saisit par le col pour le projeter contre la porte de la cabine et se jeter sur la cuvette et vomir tripes et boyaux. Mais c’était sans compter sur le retour du brun qui revint à la charge et…


*ellipse d’un quart d’heure*

Deux hommes sont agenouillés devant la porcelaine des seuls toilettes libres de l’aéroport de la capitale du Nigéria.

Tous deux pâles comme la mort, le front couvert d’une sueur froide et désagréable, les vêtements quelque peu défaits et une haleine de beine à ordures.

A vrai dire, leur malaise ne les a pas pris à l’arrivée à l’aéroport, non. Depuis leur réveil au village ils ne sont que l’ombre d’eux même, mais aucun n‘a voulu admettre son malaise par fierté et orgueil. D’un accord tacite ils ont oublié de passer chez l’ancienne du patelin pour les plantes et crèmes qu’aurait pu répertorier le maître des potions.


Aussi vautrés là dans les toilettes, bagages rétrécis en poche et chouettes d’ores et déjà envoyées par convoi spécial dans les soutes de l’appareil, les deux hommes passèrent aux confessions:

-On s’est conduits comme des ados…

-Vous êtes un ado, monsieur Zabini.

-Plus depuis mes quatorze ans. Et vous savez très bien ce que j’ai voulu dire répliqua le métisse d’un ton las.

-De vrais Gryffondors… C’est lamentable…

-A qui le dites vous…

-Vous ne savez même pas ce qu’est qu’un Gryff…

-Ah la ferme professeur!


Snape se redressa, estomaqué, pour tomber sur la vision du jeune homme adossé à la paroi, ses longues dreads retombant en pagaille sur ses épaules, l’air totalement défait et le teint verdâtre. Sa colère disparut instantanément et il se prit à rire. Très vite suivi par le gamin qui avait levé les yeux sur le professeur, accoudé aux toilettes, ses cheveux attachés à la va vite sur l’arrière de son crâne, le faisant paraître plus jeune, plus… Bref. Ils rirent quelques minutes avant que l’un les interrompe en vomissant une dernière fois dans la cuvette.

Ce sale gosse était certes, casse couilles, jeune autrement dit, mais il fallait avouer qu’il l’étonnait de plus en plus.


Tout d’abord son tic de sourire sans arrêt l’avait d’abord fait passer pour un idiot demeuré sans éducation, mais était en réalité aussi puissant et impénétrable que la face patibulaire du pire des Serpentards. Oui, d’un côté il lui faisait penser à son neveu, le très imbuvable -même pour lui- Draco Malfoy.

Et ce que Snape avait prit pour une attitude courageuse et stupide lors de l’épisode des lionnes -faut être sacrément con pour se mettre sur la route d’un fauve, même maigre- n’était en réalité qu’une résignation face au danger. Il n’avait pas peur, il paraissait s’en foutre royalement.

Ce qui avait finit de le faire changer d’avis c’était la rencontre avec les armées Nigériannes plus tôt dans la journée. Enfin… Les non officielles quoi.


Un groupe armé les avait interceptés alors qu’ils marchaient dans les rues de la capitale étant sortis de leur « Xati » qui s’était avéré être un cauchemar pour l’estomac déjà éprouvé du professeur.

Une file de voitures tout terrain filait bon train dans les rues de la ville et les passants s’écartaient précipitamment sur leur passage. Un premier 4x4 les avait dépassés, puis avait pilé, et avait fait reculer la moitié du cortège pour qu’enfin l’un des hommes assis à l’arrière de la voiture avec des armes moldues ne salue Blaise et lui demande si tout allait bien dans un anglais au fort accent nigérian.

-Il t’emmerde pas trop le croque mort?

-Nan impeccable, vous inquiétez pas c’est un ami.

A quoi le grand homme tout en muscles avait sauté hors de la voiture et s’était approché du grand brun, arme à la main et mine mauvaise.

-Quoi que vous foutiez ici, faites du mal à Blaise et vous le regretterez c’est clair?!

Les deux hommes s’affrontèrent du regard quelques secondes et l’homme à la peau plus noire que le charbon reprit:

-…On en a trop besoin. Une des meilleures recrues ce gamin! Hein les gars?

Et le cortège d’acquiescer bravement de la tête.

-Vous me semblez bien entouré monsieur Zabini. Fit ledit croque mort en lui lançant un regard amusé.

-Tu l’as dit man.

Le noir colla une grande claque sur l’épaule du professeur, le genre capable de vous faire osciller un éléphant. Mais l’espion ne bougea pas d’un centimètre et lança à son tour:

-T’inquiète pas, je vais bien m’occuper de lui.

Et il lança à son tour une bourrade qui fit vaciller de deux pas le militaire qui explosa de rire et remonta dans son 4x4.


OOoOoO

Alors que tous deux s’installaient dans l’avion, Snape relança la discution:

-Alors vous faites partie d’un groupe armé illégal?

Le métisse le fixa avec de grands yeux effarés.

-Ne paniquez pas, j’ai mis un sort de silence autour de nous. Ainsi qu’une illusion et un repousse moldus.

-Ah. Dans ce cas on peut dire ça. Disons que savoir me défendre m’intéresse, et que les armes n’ont pas une manipulation innée. Je veux pouvoir m’en servir quand je le désire. Je ne compte pas laisser qui que ce soit faire une réplique du Rwanda dans mon pays. Je les tuerais bien avant.

-Je vois… Et ces hommes vous aiment de toute évidence bien.

-Ben… Je suis instruit, capable de lire les manuels des armes qu’ils reçoivent, et je ne frappe pas tout de suite lorsqu’il y a un problème. Je n’ai pas de capacité hors norme en quoi que ce soit hein, ne me prenez pas pour un super guerrier. Je me débrouille avec les grands classiques mais je vise assez mal. Par contre les replis stratégiques, c’est ma tasse de thé.

Il finit sa diatribe par un grand sourire qui incitait au silence, du genre « la conversation s’arrête là ». Et Snape n’ajouta rien mais opina du chef.

-Je ne sais même pas pourquoi je vous raconte ça.

-Le partage de cuvette de toilettes ça tisse des liens de toute évidence, répondit l’autre d’un ton indifférent en regardant par le hublot.

Blaise éclata de rire et colla son coude dans les côtes du brun pour qu’il se retourne vers lui avec un sourire pincé.

-Bon allez, j’ai plein de choses à rattraper avant d’arriver. Je veux les grandes lignes de l’histoire sorcière, les expressions principales à utiliser pour avoir l’air sorcier, le contexte politique, les sujets à éviter etc etc.


OoooOoO

Après près de vingt heures de trajet, les deux hommes mirent le pied hors du Poudlard express et Blaise resserra sur son torse le trench coat de toile beige que le professeur lui avait acheté puisqu’il semblait crever de froid dès leur arrivée en angleterre.

Ils s’immobilisèrent tous les deux sur le quai, fixant l’impressionnant Poudlard juché sur sa colline.

-Je la voyais plus grande vot’ école…

Severus tourna un regard stupéfait vers le jeune homme qui lui fit un sourire jocondien.

-Ah. Ironie. Joli monsieur Zabini.

Et le professeur tant détesté des cachots sourit doucement avant d’être interrompu par une voix malicieuse:

-Severus! Vous voilà de retour! Qui est ce jeune homme?

En un hoquet de stupeur, Blaise fit la rencontre de celui qui déciderai de son avenir, et -il ne le savait pas encore- qui lui pourrirait longtemps la vie: Le professeur Dumbledore...

Par Absynthe - Publié dans : L'Oublié (Yaoi) - Communauté : Lawful Drug
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Dimanche 25 avril 7 25 /04 /Avr 13:57

 (He, c'est la photo de mon nouvel âne! Un Trakehner pur jus)

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Bonjour bonjour! Je n'ai pas encore répondu aux commentaires du Grenat Bleu, ce que je peux dire en revanche c'est que Waouh ! Comme ça fait plaisir de voir autant de monde au taquet!!!

Vous êtes tout simplement merveilleuses! De vraies perles! Merci beaucoup!

Ce chapitre est moins drôle que les précédents, je suppose que c'est mon humeur qui se répercute sur mes écrits. Pourtant je jure que j'ai tenté de placer des vannes, mais j'ai du laisser tomber, c'était déjà assez lourdingue comme ça.

Siça peut vous rassurer, la suite sera -je pense- plus intéressante.

 

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Sinon heuuuu... Je crois que j'ai rien à dire de franchement intéressant... Poudoum poudoum...

Boarf... Vous connaissez la blague des trois vampires dans un bar?

Le premier commande un verre de sang chaud, le second un verre de sang froid, et le troisième un verre d'eau chaude.

Alors  son pote lui demande "bah alors, t'es végétarien?" "Non non, j'ai trouvé un tampon, jvais me faire une infusion!"

Ah. Ah. Ah.

Ok pardon.

Tout de suite, l'horoscope.

 

Béliers:  Oui ce bourrelet se voit, vos copines sont juste hypocrites.

Taureaux: Cette semaine s'annonce particulièrement merdique, évitez vos collègues blond(e)s, elles/ils vous porteront la poisse.

Gémeaux: Si Mercure enc*le Saturne, il se peut que Mars vous aide à canaliser vos chakras. Croisez les doigts!

Cancers: Quelque de particulièrement génial est né sous le même signe que vous. Si vous êtes nés aux alentours du 15 juillet, c'est encore mieux.

Lions: Vous auriez mieux fait de ne pas manger ce dernier en cas. Tant pis pour vous.

Vierges: Faites attention aux pulls verts!

Balances: Bien sur que tout le monde a remarqué que vous avez râté cette marche. Vous croyez quoi?

Scorpions: Vous êtes idiotes.

Sagittaires: Le beau temps vous aide à vous épanouir. Surtout le nez. Avec un coup de soleil.

Capricornes: De gros problèmes gastriques en prévision. Eclipsez le petit copain de l'appart! Vite!

Verseaux: Arrêtez de vous currer le nez devant l'écran, c'est pas joli.

Poissons: Plutôt que Saturne (occupé avec Mercure), Vénus s'occupe de vous cette semaine. Avec sa double lame, elle rasera vos poils les plus résistants, et sa lamelle à l'aloe vera sublimera votre peau. I'mmmm your Venus I'm your Fire, Your desire! nianianianiaaa.

 

 

Place au chapitre! (Le début est la fin du précédent. Poin  poin poinnnn)

 

 

 

 

 

Chapitre 5°

Après près de vingt heures de trajet, les deux hommes mirent le pied hors du Poudlard express et Blaise resserra sur son torse le trench coat de toile beige que le professeur lui avait acheté puisqu’il semblait crever de froid dès leur arrivée en angleterre.

Ils s’immobilisèrent tous les deux sur le quai, fixant l’impressionnant Poudlard juché sur sa colline.

-Je la voyais plus grande vot’ école…

Severus tourna un regard stupéfait vers le jeune homme qui lui fit un sourire jocondien.

-Ah. Ironie. Joli monsieur Zabini.

Et le professeur tant détesté des cachots sourit doucement avant d’être interrompu par une voix malicieuse:

-Severus! Vous voilà de retour! Qui est ce jeune homme?

En un hoquet de stupeur, Blaise fit la rencontre de celui qui déciderai de son avenir, et -il ne le savait pas encore- qui lui pourrirait longtemps la vie: Le professeur Dumbledore.

 

Une brise citronnée lui vint aux narines.

Blaise retint l'envie puissante de s'écarter d'un pas et de se rapprocher de la présence « rassurante » du professeur de potions aux cheveux propres. Au lieu de ça il détailla courageusement le vieil homme apparu à leurs côtés comme s'il avait toujours été là.

Sauf que non, merde! Une fraction de seconde plus tôt le coin de verdure sur lequel il piétinait était intact.

Et à présent, à la place de brins d'herbe grasse, il avait gagné un vieux débris aux lunettes hors compétition.

Sa main caressait sa longue barbe blanche, et il lui fit se souvenir du vieux sage dans Kill Bill.

Bien qu'au niveau vestimentaire... C'était exactement ce qu'on s'imaginait lorsqu'on parlait de Merlin l'enchanteur.

D'ailleurs il était persuadé de l'avoir déjà colorié de rose et de bleu quand il était gamin, sauf qu'à l'époque il ne s'était pas imaginé qu'il se vêtirait de même en réalité.

Bon... Et aussi il avait déclenché l'hilarité de sa mère lorsqu'il avait coloré sa peau de brun et de noir. Encore aujourd'hui il ne voyait pas pourquoi tous les gens célèbres seraient blancs, et anglais.

Et tandis que son compagnon de voyage répondait, il se prit à fixer la ceinture qui ceignait ses hanches. Le violet se couvrait par endroits de doré, et en fait, il eut l'impression que la couleur était... En mouvement.

-Il s'agit de l'élève que vous m'avez demandé d'aller chercher monsieur le directeur.

-Il est joli hein? Mon vif d'or?

Le métisse releva les yeux de son observation et sourit, n'ayant aucune idée de ce qu'était qu'un vif d'or:

-Je pense que l'on l'apprécierait plus s'il était moins... Vif.

-S'il était moins vif on l'appellerait un Souaffle. Ah, ah!

Blaise fit un sourire constipé et tourna les yeux vers le professeur Snape, tentant de faire passer le fait qu'il n'avait pas compris la blague à travers son regard.

-Monsieur Zabini a vécu au milieu de moldus jusqu'à présent, Directeur. Et sa magie est si faible... Enfin, nous ferions mieux d'en parler à l'intérieur je pense.

Si le vieil homme fut surpris, déçu, ou étonné de l'âge du métisse, il n'en montra rien, et se contenta de faire luire ses yeux bleus, captivant le jeune homme du même coup.

-Vous avez raison Severus, en plus vous devez être éreintés par le voyage. Une calèche nous attend sur le chemin vers le château.

 

Les trois hommes se mirent en marche en direction d'un bosquet d'arbres, et Blaise se fit la remarque qu'en plus d'avoir froid, il n'avait pas beaucoup dormi, trop occupé à écouter le monologue terne et sans enthousiasme à propos du monde sorcier que lui dispensait gracieusement le professeur Snape après moult demandes. Il était évident qu'il ne voulait pas débarquer dans un monde sans rien en savoir. Et même après vingt heures de culture générale compressée, il n'avait pas l'impression d'en savoir assez pour tenir une conversation décente avec un autre magi... Sorcier.

Une branche vint effleurer ses cheveux, et Blaise en détacha une feuille, la roulant entre ses doigts, s'étonnant de sa forme et de son épaisseur.

Évidemment, il n'y avait pas que la température qui changeait quand on allait au Nord.

 

A ses côtés, Severus Snape se fit mentalement remarquer que si le jeune homme devait rester à Poudlard, il serait plus démuni que quiconque. Rien que s'il avait migré dans l'Angleterre moldue il aurait été perdu. Mais en plus il devait passer côté sorcier. Avec d'aussi faibles capacités...

C'était ridicule. Même s'il était accepté chez les pouffsoufles il serait laminé par ses camarades.

Le métisse les avait à présent dépassés à la vue de la calèche. Dumbledore s'arrêta aux côtés du professeur et regarda d'un air amusé le jeune homme se figer et afficher une moue dépitée devant leur moyen de transport.

Le vieil homme attendit quelques secondes la réplique qui viendrait comme à chaque fois qu'un enfant d'origine moldue apercevait les fiacres de Poudlard: « Comment voulez vous qu'on avance sans chevaux? ».

Un sourire se dessina sur ses lèvres alors que le nigérian se retournait vers eux.

-Vous savez quoi? J'aurais préféré être un magicien. Je suis sûr que les magiciens ont des chevaux moins moches et dignes d'Halloween que les sorciers.

Et il tendit une main vers la croupe d'un des sombrals pour caresser la peau noire, translucide et d'une finesse telle qu'il sentait sous ses doigts la fibre des muscles rouler sous l'épiderme.

Les deux plus âgés échangèrent un regard triste, et Dumbledore l'invita à monter d'un geste de la main:

-Qu'aurais tu préféré mon garçon? Des licornes?

-Je vois mal une licorne être harnachée comme un cheval de bât, argua Blaise avec un sourire innocent. Pourquoi, elles existent?

Et le professeur Snape leva les yeux au ciel, se désintéressant totalement du jeune homme qu'il avait escorté jusque là.

Il avait d'autres choses à faire, un peu comme aller rendre des comptes à un seigneur Noir inquiet de son absence de quelques jours qui s'acharnait à titiller sa marque depuis plusieurs heures.

 

De près, le château était encore plus imposant. A peine Blaise avait posé le pied à terre qu'il avait levé les yeux vers les tours de Poudlard. Si hautes... Si lointaines.

Au moins, s'il avait peur de ne pas faire d'exercice et de devenir l'un de ces obèses des pays riches, il n'aurait qu'à gravir les escaliers jusqu'en haut et redescendre.

-Ah, nous avons réceptionné les hiboux Severus. Ils sont tous en bonne santé, continua le directeur en souriant au métisse qui avait détaché les yeux du château, bien décidé à ne pas avoir l'air d'un imbécile tout de suite.

Il prendrait le temps de s'émerveiller plus tard.

Une fois seul par exemple.

En attendant, il s'avança à la suite des deux hommes, pénétra le grand hall, s'efforçant d'avoir l'air le plus naturel possible tandis qu'ils parcouraient les couloirs et gravissaient les escaliers dans un silence impeccable sinon le claquement des tongs de cuir du nigérian sur le sol de pierre taillée, gorgée de magie.

Le professeur tenta de s'éclipser, mais il fut retenu avec un sourire hypocrite du directeur:

-Je vais avoir besoin de vous encore quelques minutes Severus.

Ils ne croisèrent personne en chemin, à part un chat bien trop gras aux yeux du métisse qu'il détailla curieusement, avant de faire un bond de côté lorsqu'un tableau s'exclama quelque chose dans un anglais tellement moyenâgeux qu'il n'en comprit pas le moindre mot.

Oh bien sûr, les autres tableaux se mouvaient depuis son entrée dans la bâtisse, mais il avait vu assez de films pour reconnaître des effets spéciaux, et il était fermement décidé à faire le curieux hors du champs de vision du directeur...

Mais là! Qu'une image animée se mette à parler avec autant de spontanéité!

Il en avait fait un écart de plus d'un mètre en forçant sur sa cuisse gauche, et désormais il grimaçait sous la sensation désagréable.

Le vieil homme se retourna vers le tableau.

-Vous avez raison, Sir Franchon de la Bandouillette. Ses yeux sont particulièrement... fascinants.

Il fit un sourire étrange à Blaise. Un de ceux qui signifient que « quelqu'un sait quelque chose que l'on ne sait pas, que l'on voudrait bien savoir mais que l'on ne nous dira pas, parce que sinon ce serait moins drôle pour le quelqu'un qui sait que l'on ne sait pas», et tandis qu'il détournait ses yeux trop clairs vers le sol, le jeune homme se fit la réflexion que le directeur commençait à l'agacer prodigieusement.

Il y eut un silence et Dumbledore ajouta d'une voix flutée comme pour enfoncer le clou:

-Vous ne trouvez pas Severus?

Ce dernier chercha le regard de son futur élève, et lorsqu'il le croisa, ses yeux s'agrandirent de surprise avant qu'il se reprenne et les plisse légèrement:

-Une originalité génétique sans aucun doute.

Le vieillard reprit sa marche avec un gloussement:

-C'est cela oui.

 

Lorsque Blaise posa ses fesses sur l'un des confortables fauteuils du bureau du directeur, il était encore plongé dans ses pensées, songeant au fait que depuis sa rencontre avec la magie et son monde, il oscillait de façon hystérique entre son calme légendaire accompagné de son sourire figé, et l'agacement couplé à un sentiment d'impuissance et de faiblesse totale.

C'était ces derniers points qui le chiffonnaient particulièrement. D'ordinaire, il ne se mettait jamais dans des situations ou il ne pouvait pas garder le contrôle. Et si c'était le cas, il se débrouillait pour s'en extirper d'une pirouette ou d'un poing dans le nez.

Or là, il avait mal joué son coup. Il ne pouvait pas se sauver, et il ne pouvait pas leur mettre une raclée. Il n'avait qu'à attendre gueule ouverte que quelque chose veuille bien se passer.

Surtout que son cas n'avait pas l'air de passionner qui que ce soit dans la pièce. Le directeur fouillait ses tiroirs, le professeur grattait une tâche sur sa chemise, et le piaf décrépi sur le perchoir le snobait depuis son entrée dans le bureau.

En gros, il était à la place normale qu'occuperait un gamin de seize ans sans tuteur, sans argent, sans intérêt, sans capacité particulière...

...Dans une merde noire.

 

-Bien. Finit par s'exclamer le directeur en tripotant des papiers. Procédons.

-Procédons à quoi exactement, coupa Blaise, assez fort pour que le vieil homme relève les yeux vers lui.

-A votre inscription à Poudlard, il est très imp...

-Minute. Je n'ai jamais accepté d'être scolarisé ici, j'ai eu d'autres lettres d'écoles, je suis là pour que vous m'expliquiez ce que vous me proposez, et accessoirement comment il se fait que j'ai reçu autant de propositions.

-Et si je peux me permettre directeur, il est pratiquement Cracmol, d'autant plus qu'il a raté cinq ans de cours, c'est presque ridicule d'envisager une inscription...

-Je vois. Dumbledore soupira. J'ai une réunion dans deux heures, donc on va tenter de faire vite: Blaise, vous avez été élevé sans savoir que la magie existait ni que votre mère est une sorcière c'est cela?

-Oui.

-Bon, d'après ce que j'ai sous les yeux, Antémonia Zabini a subitement disparu de la communauté sorcière il y a seize ans.

-D'après quelques connaissances, ajouta Snape, et ce ne sont que des rumeurs, votre mère n'aurait pas supporté l'idée de mettre son enfant au monde dans une communauté dangereuse et en déclin.

Une lueur d'espoir s'anima au fond des iris trop clairs du métisse:

-Vous la connaissiez?

-Non.

-Non.

Dans ta gueule Zabini junior, pensa Blaise en soupirant.

-Comment savez vous cela alors?

-Disons que la communauté sorcière est assez réduite, c'est globalement une grande famille, surtout dans les hautes sphères. Et votre mère... Cotoyait les grands nobles. Sa disparition a surprit tout le monde.

-Je vois.

Blaise détacha ses yeux du professeur de potions qui venait de lui en apprendre plus sur sa mère que lui n'en savait en quatorze ans de vie commune, et scruta le ciel à travers la fenêtre.

-Blaise. Votre mère est décédée à ce que j'ai compris?

-Oui, il y a deux ans.

-Et votre père?

-Un peu plus tard, marmonna le brun.

-Hm. Excusez moi de vous demander cela mais... Etait-ce votre père biologique? Je veux dire, vous êtes métisse et...

-Non, ce n'était pas mon véritable père, mais c'est l'homme qui m'a élevé, nourri, et fait vivre. Je pense que cela suffit non?

-Mon garçon, reprit le vieux sorcier. Je ne souhaite pas t'agresser en quoi que ce soit. Mais si tu connaissais le nom de ton père -s'il est en vie, aussi-, nous pourrions mettre en place un transfert de tuteur légal. Cela te permettrait d'avoir des fonds, un logement, de la famille même...

-Comment pouvez vous affirmer aussi facilement que je ne connais pas le nom de mon géniteur?! Qu'il ne m'a pas déclaré?? Je ne..

-Le connais tu?

-Non.

-Et bien alors?

-Et bien alors vous êtes en train d'insulter la mémoire d'une défunte! Ecoutez, je ne veux pas connaître mon père. Et d'ailleurs je n'ai plus aucune envie d'étudier ici. Je souhaiterais parler à l'un des responsables de Durmstrand ou Beauxbatons.

Le vieil homme parut interloqué une seconde, puis se reprit, et enfourna un bonbon en bouche en jetant un coup d'œil à l'horloge:

-Severus. Pouvez vous sortir un instant?

Le brun acquiesça, et disparut derrière la porte sans un regard pour le nigérian.

-Bon, je vais changer de technique. Ceci, il sortit un parchemin et une plume qu'il posa en évidence sur la table, est un contrat ensorcelé qui se signera automatiquement lorsque j'aurais ton assentiment de vive voix et que je t'aurais préalablement donné les clauses oralement.

-Je ne vois pas pourquoi vous vous donneriez la peine...

-Ce que l'école de Poudlard te propose est de rejoindre ses classes dès la rentrée, de suivre une scolarité normale bien que décalée, de bénéficier d'une bourse scolaire qui te permettra de payer tes fournitures. Tu vivras dans l'un des dortoirs jusqu'à la fin de l'année scolaire et si tu n'est pas majeur aux yeux de la magie à ce moment là tu demeureras au château pendant l'été.

Il marqua une pause, et reprit:

-Acceptes tu?

-Jamais de la vie.

Blaise éclata de rire.

-Ce que vous me proposez n'est ni plus ni moins qu'une année d'enfermement dans une institution ou je serais la risée de tous de par ma méconnaissance de ce monde, d'autant plus que je connais vos bourses misérables. J'aurais de quoi me payer le matériel le plus bas de gamme et Snape m'a bien expliqué que dans votre monde les rangs sociaux sont souvent mis en avant par cela. Si je m'inscris ici, je veux avoir l'occasion de travailler pour gagner de l'argent, et des cours privés. Il est hors de question que je côtoie des enfants qui en savent plus que moi.

Ce fut au tour de Dumbledore de glousser.

-C'est beaucoup de privilèges que tu me demandes là mon petit.

-De privilèges?! C'est votre école qui a gaffé en oubliant de m'envoyer ma lettre lorsque j'avais onze ans! De ce fait vous me devriez des indemnités. Parce que quelqu'un a bien fait mon inscription! D'ailleurs qui est-ce?

-Sans doute ta mère.

-Ma mère m'a tenu à l'écart de la magie pendant quatorze ans. Vous croyez franchement que si elle m'avait inscrit elle n'aurait pas pris les devant lorsqu'elle aurait remarqué le retard de courrier?

Le directeur ne répondit pas et r'ouvrit le dossier.

-Effectivement. C'est une inscription sans nom. Blaise Zabini. Fils d'Antémonia Zabini. Rien de plus. Et les frais d'inscription ont été payés six mois avant ta naissance. Bon, à cela on peut deviner que ton père, même s'il ne veut pas donner son nom, a souhaité que tu soit inscrit ici. C'est peut-être..

-Oh je vous en prie, cessez. Qu'est-ce que vous allez gagner à m'avoir dans votre école? Je suis trop vieux, et ma magie est faible. Je vais vous couter de l'argent pour rien.

L'horloge sonna pile, et Dumbledore soupira.

-Nous sommes en guerre monsieur Zabini. En guerre contre certains sorciers, mais aussi contre le ministère. Votre arrivée peut faire un coup de... Comment dites vous? De pub. Une diversion. Et notre école peut vous apporter un enseignement parfait pour vous préparer à vos années futures. Bref je réitère: acceptez vous?

-Mais non! Vous ne me proposez rien d'intéressant pour moi! Je vous ai fait part de mes conditions et vous n'y avez même pas prêté attention.

-Donc vous ne souhaitez pas étudier ici?

-Non!

Ce type est particulièrement idiot, remarqua mentalement Blaise.

-Un bonbon au citron?

-Non merci.

-Un thé peut-être?

-Non, c'est gentil de votre part.

Blaise se r'assit au fond de son siège et grimaça lorsque son épaule blessée rencontra le dossier. S'il avait été chez lui, il serait resté couché quinze jours d'affilée en râlant et nettoyant ses plaies. A la place de ça, il était éveillé depuis vingt heures, habillé, et l'onguent anesthésiant ne faisait plus effet.

-Vous avez mal quelque part monsieur Zabini?

C'est étrange, lorsqu'il pensait que l'affaire serait dans le sac il le tutoyait...

-Un peu, mais ce n'est rien.

-Souhaitez vous aller voir notre infirmière?

-Non ça ira, merci.

-Vous ne voulez toujours rien boire? Nous avons des potions contre la douleur si jamais...

-Non!

Blaise tapota son genou. Pourquoi insistait-il autant sur des questions bêtes.

-Donc vous voudriez contacter Beauxbatons?

-En effet.

-Maintenant?

-Si possible.

Le métisse avait l'impression qu'il était littéralement scotché à ses lèvres.

-Je les appelle?

-Je vous en prie.

Il commençait vraiment à lui taper sur les nerfs. La fatigue jouait beaucoup aussi...

-Maintenant?

-MAIS OUI BON DIEU!

Aussitôt qu'il eut crié cette phrase la plume sur le parchemin s'anima soudainement et gratta le papier furieusement.

-Severus! Vous pouvez revenir! Nous avons un nouvel élève! S'exclama Dumbledore avec un grand sourire.

-Que... Quoi? Le jeune homme se pencha sur la table. Mais qu'est-ce que c'est que ce bordel? Je n'ai rien signé!

Le professeur de potions entra dans la pièce à temps pour attraper le poignet du métisse et le tirer à lui avant qu'il ne se jette sur le parchemin.

-N'y touchez pas, ce genre de contrat envoie des sorts douloureux à ceux qui souhaitent les détruire sans l'accord des deux partis.

-Mais je n'ai rien accepté! Chuchota alors le jeune homme, presque collé contre son ainé après que ce dernier l'ai intercepté.

-Je sais. Répondit-il tout aussi bas. Mais même si c'est malhonnête, c'est officiel désormais. Je n'aurais pas du vous laisser seul. Vous êtes trop idiot pour vous en sortir.

-Il a tenu longtemps si je peux me permettre Severus, fit le vieux sorcier du haut d'une échelle ou il rangeait le parchemin sur une étagère. Passons aux choses sérieuses. Le choixpeau! Ou est-il? Ah, le voilà!

Et Blaise vit alors s'approcher de lui à une vitesse bien trop importante à son goût, un vieil amas de tissus en forme de chapeau sorcier. Le potionniste le fit s'asseoir, et le débris fut placé sur le haut de sa tête.

Quelques secondes passèrent où Blaise ne bougea pas d'un poil, le directeur se pencha vers son employé en chuchotant:

-Cela me rappelle la répartition d'Harry Potter, vous vous souvenez comme il avait hésité avant de choisir?

-Ce petit morveux a du lui casser les pieds pour choisir sa maison lui même. Je ne vois pas d'autre solution.

Le jeune homme patientait toujours, ces sorciers n'avaient vraiment pas l'air nets. Il finit par se rasseoir plus confortablement et croisa ses longues jambes. Si c'était un test de patience, il patienterait.

Une minute passa et il se gratta un ongle, délogeant de la terre de son continent qu'il regarda choir au sol avec un sentiment qui s'approchait du désespoir. Pourquoi avait-il quitté son pays? Pour crever de chaud sous un chapeau? Pour que sa mère se fasse presque insulter devant lui? Pour se faire enrôler de force dans une école qui ne l'intéressait pas par des gens qu'il n'intéressait pas? Quelle poisse, bon dieu mais quelle poisse!

Snape toussa, et Blaise tourna les yeux vers lui.

-Monsieur Zabini? Finit par dire le directeur?

-Oui?

-Il doit y avoir un souci là, murmura le directeur au brun à ses côtés.

-Je crains que... Snape planta un doigt dans le cuir et le tissu du chapeau qui soudain s'anima:

-QUI OSE...? Ah! Albus! Oooh, un élève! Alors, voyons voir.

Le professeur Snape passa une main sur ses lèvres. Le Choixpeau était resté endormi... La magie du garçon devait frôler le néant... Quelle connerie de l'avoir accepté ici.

Du côté de Blaise, il pouvait deviner aux regards de pitié et d'amusement de ses ainés que l'inactivité précédente du chapeau était une honte ou quelque chose de franchement drôle mais certainement pas glorieux pour lui.

Et au dessus de sa tête, un objet centenaire marmonnait à toute vitesse:

-Mh. Tu n'es pas courageux.

-Sympa.

-Ni franchement téméraire. Tu es loyal en revanche.

-Heu. A qui?

-Créatif aussi. Donc Gryffondor ne te conviendra pas. Pouffsoufle et Serdaigle pourraient t'être bénéfiques mais...Oh! Tu est ambitieux, et déterminé. Il n'y a qu'à espérer que ton ambition ne te lancera pas sur de mauvais chemins...

-Que voul...?

-Serpentard!

Aussitôt, Dumbledore lui retira le chapeau du crâne, et se tourna vers son professeur:

-Trois secondes, c'est moins étonnant. Mon garçon, ton futur professeur va te conduire à ton dortoir. Puis te montrera l'infirmerie. Demain un professeur t'accompagnera sur le chemin de Traverse. Bienvenue à Poudlard!

 

Blaise était sonné. Il s'était fait avoir par un vieil homme avec une telle facilité... Il aurait du le voir. L'excuse de la magie était faible. Il s'était fait baiser en beauté.

-Il est tellement simple de manipuler des ignorants, murmura-il pour lui même.

A ses côtés les pas du professeur se firent plus nets sur les dalles de pierre qui ornaient le couloir.

-Et il se sert de cela pour gérer son petit monde. C'est un politicien doué n'est-ce pas?

Le potionniste ne répondit pas, mais sa mâchoire se serra.

-Combien d'autres gamins a-t-il mis en place comme des pions sur l'échiquier? Comment pouvez vous le laisser faire?

-LE professeur Dumbledore sait ce qu'il fait.

-Moi, ce n'est rien, mais combien de vies gère-il selon son bon vouloir? Combien sont morts ou vivent des horreurs par sa faute? Peut-être même vous...

En un instant, le jeune homme fut plaqué contre un mur, une main serrant sa gorge:

-Vous êtes incroyablement effronté Zabini.

-Vous dites ça parce que j'ai raison. Ce vieux con joue à Dieu. Et vous le savez.

Il repoussa le brun d'une ruade et s'avança vers lui:

-Et vous voulez savoir? Ca ne fonctionnera pas avec moi. Je vais le baiser comme il m'a baisé, et si ce n'est pas aujourd'hui ce sera demain. Vous avez peut-être été trop faible pour lui résister. Mais ça ne sera pas mon cas. Je vous le jure.

Et dans l'obscurité des cachots, la lueur de détermination dans les yeux du jeune homme convainquit Snape que peut-être un jour, Dumbledore se ferait prendre à son propre jeu.

« Et je serais là pour savourer sa défaite. »

Par Absynthe - Publié dans : L'Oublié (Yaoi) - Communauté : Auteurs Sadiques
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